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Enterre ma vie de jeune fille : Un drame brut qui enterre les clichés
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Enterre ma vie de jeune fille : Un drame brut qui enterre les clichés

spotlightDramaIl y a 3 heures2 min de lecture

Premier film d'Antoinette Collard, un drame intime et sans concession sur le deuil et l'identité. Avec une performance bouleversante d'Alice Temple et une bande-son envoûtante, ce film belge est un incontournable pour son émotion à vif et son authenticité.

Enterre ma vie de jeune fille (2026) débarque dans les salles belges avec une force tranquille. La réalisatrice Antoinette Collard signe un premier long métrage d'une maturité rare, explorant le parcours d'une jeune femme confrontée à la perte et à la redécouverte de soi. Le titre, qui signifie 'Enterre ma vie de jeune fille', donne le ton : un voyage poignant vers l'acceptation.

Le saviez-vous ? Collard a passé trois ans à peaufiner le scénario, s'inspirant de la disparition d'une amie proche. Cette authenticité se ressent à chaque plan. Alice Temple, actrice de théâtre londonienne, a vécu plusieurs mois dans un petit village wallon pour se préparer, apprenant le français et travaillant avec un psychologue pour incarner son personnage avec justesse.

Le casting, solide, comprend Alex Bourcelet, qui a suivi un vrai thanatopracteur pour jouer son rôle de croque-mort. Le chef opérateur Félix Barel a utilisé uniquement la lumière naturelle et tourné souvent en une seule prise, capturant ainsi des éclats d'émotion bruts. Le résultat ? Un film qui ressemble à un journal intime, bien loin des drames formatés.

Ce qui fait la force de Enterre ma vie de jeune fille, c'est son refus de donner des réponses faciles. Il interroge notre rapport à la mortalité et au changement, et reste gravé longtemps après le générique. À voir absolument dans les salles belges—une pépite rare qui mérite le grand écran.