Sunny Dancer suit Ivy, une adolescente en rémission d'un cancer, qui se rend à contrecoeur dans un camp d'été pour jeunes touchés par la maladie. Avec Bella Ramsey à la tête d'un casting jeune et talentueux, cette dramédie équilibre émotions brutes et rires sincères, et révèle un fait surprenant sur le réalisateur.
Dans Sunny Dancer, Ivy (interprétée avec l'intensité qu'on lui connaît par Bella Ramsey) est une adolescente en rémission d'un cancer, et la dernière chose qu'elle souhaite, c'est passer son été au camp Children Run Free, une retraite pour jeunes adultes touchés par la maladie. Mais comme le montre le réalisateur George Jaques, ce sont parfois les campeurs les plus réticents qui font les plus belles découvertes. Le film est un mélange délicat de drame et de comédie, qui n'évite jamais les sujets difficiles mais trouve toujours de la lumière dans les moments les plus sombres.
Ce qui rend ce film spécial, c'est aussi son casting. Ramsey, connue pour Game of Thrones et The Last of Us, est rejointe par un ensemble prometteur comprenant Daniel Quinn-Toye (qui a impressionné le West End dans Dear Evan Hansen), Ruby Stokes (Bridgerton), Earl Cave et Conrad Khan. La chimie entre eux est si authentique qu'on jurerait qu'ils ont réellement passé du temps ensemble en camp. Et c'est le cas : Jaques a envoyé toute la distribution dans un vrai camp en forêt ardennaise, sans téléphone, pendant une semaine pour renforcer leurs liens. Une anecdote de tournage savoureuse !
En coulisses, il y a un détail émouvant : George Jaques a écrit le scénario en s'inspirant de sa propre expérience de survivant du cancer infantile. Il ne l'a révélé à ses acteurs que le dernier jour de tournage. Il voulait que le film soit authentique, jamais voyeur, et cette touche personnelle se ressent dans chaque scène. Le film traite ses jeunes personnages avec respect et humour, sans jamais les réduire à leur maladie.
Le saviez-vous ? Le titre Sunny Dancer vient du surnom que la mère de Jaques lui donnait pendant son traitement, car il essayait toujours de danser même quand il se sentait faible. Un petit détail qui ajoute une couche de poésie à l'ensemble.
Avec une durée de 106 minutes, Sunny Dancer est le film d'été parfait pour ceux qui veulent plus que des explosions de blockbuster. C'est une célébration de la résilience, de l'amitié et du chaos magnifique de l'adolescence. Actuellement dans les cinémas belges — un film qui vous fera rire, pleurer, et peut-être même avoir envie de vous inscrire en colonie de vacances.