Lucie Lichtig, née Lucie Barzman le 26 avril 1912 à Vladivostok (Russie) et décédée le 19 août 1999 à Brest (Finistère, France), a passé son enfance au Japon et en Chine avant d'arriver en Europe en 1927. Elle débute dans le cinéma dans les années 1930, d'abord dans la post-synchronisation, puis comme scripte à partir de 1933. Sa première expérience de script-girl est avec Max Ophüls sur Liebelei (1933). Elle collabore ensuite avec Pierre Weil, Marc Allégret et Pierre Colombier. Pendant l'Occupation, elle se réfugie à Nice et rejoint le réseau de Résistance "Alliance". Après-guerre, elle reprend sa carrière et travaille avec Edmond T. Gréville. Dans les années 1950 et 1960, sa carrière s'internationalise : elle collabore avec Max Ophüls, Billy Wilder, John Huston, George Cukor, Joseph Losey et Nicholas Ray. Elle travaille aussi sur des films de Jean Dréville, Claude Sautet, Jean Delannoy, Marcel Carné et Jean-Jacques Andrien (Australia, 1988), son dernier film. Elle collabore également avec la télévision française et américaine. Proche d'Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque française, elle en devient membre à vie du conseil d'administration et y dépose ses archives, constituant un fonds documentaire majeur. Lucie Lichtig est la demi-sœur de la monteuse Renée Lichtig.